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Moi aussi... j'ai un rêve...
Text adapté par Jorge la nuit où les Etats-Unis ont élu Barck Obama comme président.
Après une nuit où j’ai vu un rêve d’un homme se réaliser (MLK et l’élection d’un métisse comme président des USA), j’ai lu l’histoire de Rose Parks et le discours (I have a dream). N’ayant pas la prétention de me comparer à MLK, j’ai pris la liberté d’adapter son discours.
Je ne suis qu’un père de famille qui, suite à mon licenciement injuste pour avoir bien fait mon travail, en dénonçant de la pédophilie à la RSR, me bats pour que justice soit rendue. Le texte ci-dessous (adapté ce matin du discours de MLK), n’est que l’expression de mon sentiment actuel.
Moi aussi j’ai un rêve…
Quand les architectes de la « Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant » écrivirent ces textes magnifiques, ils signèrent un billet à l’ordre de chaque enfant. C’était la promesse que chaque enfant serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.
Il est aujourd’hui évident que, dans le monde, les politiciens, les puissants, ceux qui ont le pouvoir de changer les choses, ont manqué à cet engagement quant aux enfants. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, le monde a passé à l’enfance un chèque qui revient marqué "sans provisions". Alors il est temps d’exiger le paiement contre ce chèque, paiement sur demande de la liberté, de la sécurité et de la protection que procure la justice envers l’enfance.
Nous venons également rappeler au monde l’urgence absolue de ce moment. Ce n’est pas le moment de prendre le luxe de laisser calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste. Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la peur et du silence, pour prendre le chemin ensoleillé de la justice active et militante. Il est temps d’ouvrir les portes de l’opportunité à tous les enfants. Il est temps de tirer notre enfance des sables mouvants de l’injustice et l’indifférence jusqu’au rocher solide de la fraternité, solidarité et de l’action.
Et quand nous marchons, nous devons jurer d’aller toujours de l’avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Il y en a qui demandent, "Quand serez-vous satisfaits ?"
Non, non, nous ne sommes pas satisfaits et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchaînera comme les eaux, et que la justice sera comme un fleuve puissant.
Je ne suis pas sans savoir que certains d’entre vous vivent ou ont vécu maintes épreuves et tribulations. Certains d’entre vous viennent des situations où votre quête pour la justice vous a laissés meurtris par les orages de l’injustice et renversés par le vent de la brutalité, du mensonge et la barbarie humaine.
Sachons rendre la souffrance créative. Persévérez dans l’assurance que la souffrance non méritée vous apportera justice.
Retournez chez votre famille, retournez dans vos postes de travail, retournez chez vos amis, retournez là où vos pas vous amènent, en sachant que cette situation, d’une manière ou d’une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée du désespoir.
Je vous dis aujourd’hui, mes amis, que malgré les difficultés et les frustrations du moment, j’ai quand même un rêve. C’est un rêve profondément enraciné dans la force inépuisable de la volonté de justice qui vit à l’intérieur de chaque personne qui a soif de justice.
J’ai un rêve qu’un jour, chaque enfant se lèvera et vivra dans un monde où il jouira "Le droit de bénéficier d'une aide immédiate en cas d'urgence et celui d'être protégé contre toute forme de maltraitance".
J’ai un rêve que mes enfants habiteront un jour un monde où ils se sentiront en sécurité car « les Etats s’engageront et veilleront à ne violer aucun des droits de l’enfant et à prendre des mesures pour favoriser le respect de tous ceux-ci ». (1)
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve qu’un jour n’importe où dans ce monde des enfants innocents pourront donner la main à n’importe quel adulte et marcher ensemble sans que leur innocence, pureté et beauté soit en danger.
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve que chaque « Etat protégera l’enfant contre toutes formes de mauvais traitements perpétrés par toute personne à qui il est confié, et établira des programmes de prévention et de traitement à cet égard ». (2)
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve qu’aucun Etat ne violera « Le droit de l’enfant d’être protégé contre la violence et l’exploitation sexuelles, y compris la prostitution et la participation à toute production pornographique ». (3)
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve que chaque État, respectera l’Intérêt supérieur de l’enfant dans toute décision lui concernant et ainsi assurera aux enfants la protection et les soins nécessaires à son bien-être (4)
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve qu’un jour aucun père de famille n’aura pas à choisir entre faire ce qui est juste ou se taire par peur de représailles, car la justice ira de soi et ses enfants n’auront pas à souffrir des conséquences d’une action juste dans l’accomplissement de son devoir et obligation morale de dénoncer lors de cas de crimes contre l'enfance.
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve que, n’importe où dans le monde, il n’y ait pas de refuge ni abri pour ceux qui s’attaquent lachement à notre enfance.
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve que chaque homme, chaque femme, se lèvera comme une seule personne, bravant les sentiers de la peur et de l’incertitude, dans la défense des droits de ceux (les enfants) qui comptent sur eux et dépendent de leur action et courage.
Ceci est mon espoir.
C’est avec cet espoir que continuerai à me battre. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, en sachant qu’un jour, si nous respectons nos engagements et responsabilités envers l’enfance, la justice, comme un lever de soleil, apparaitra à l’horizon et brillera pour tous.
Agir dans le présent, c’est préparer le futur.
Ceci est mon rêve et j’ai décidé de me battre pour qu’il se réalise. Quel est votre rêve ?
1. Article 2 de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant
2. Article 19 de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant
3. Article 34 de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant
4. Article 3 de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant

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