fam2008



 
 

"Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites " - MarcLevy

- C'est toi qui va me donner des leçons sur l'amour ?

- Te souviens-tu de ce tu faisais presque toutes les nuits quand tu étais enfant, enfin, jusqu'à ce que t'écroules de sommeil ?

- Je lisais sous mes draps à la lampe de poche.

- Pourquoi n'allumais-tu pas la lumière de la chambre ?

- Pour te laisser croire que je dormais alors que je bouquinais en cachette…

- Tu ne t'es jamais demandé si ta lampe était magique ?

- Non, pourquoi, j'aurais du ?

- S'est-elle éteinte une seule fois pendant toutes ces années ?

- Non, répondit Julia, troublée.

- Et, pourtant, tu n'en as jamais changé les piles… Ma fille, qu'est-ce que tu connais de l'amour, toi qui n'a jamais aimé qui ceux qui renvoyaient une belle image de toi… Tu veux que nous parlions à cœur ouvert, alors j'aimerais te poser une question et que tu me promettes d'y répondre sincèrement. Combien de temps aura duré ta plus longue histoire d'amour ?... Deux, trois, quatre ans, cinq peut-être ? Qu'importe, on dit que l'amour dure sept ans. Allez, sois honnête et réponds.moi. Serais-tu capable sept ans durant de t'offrir à quelqu'un sans réserve, de tout donner, sans retenue, sans appréhension, ni doute, sachant que cette personne que tu aimes plus que tu au monde oublia presque tout de ce que vous aurez vécu ensemble ? Accepterais-tu que tes attentions, tes gestes d'amour, s'effacent de sa mémoire et que la nature qui a horreur du vide comble un jour cette amnésie par des reproches et des regrets. Sachant ceci inévitable, trouveras-tu quand même la force de te lever au milieu de la nuit quand l'être aimé a soif, ou simplement fait un cauchemar ? Aurais-tu l'envie chaque matin de préparer son petit déjeuneur, de veiller à occuper ses journées, à la divertir, à lui dire des histoires quand elle s'ennuie, lui chanter des chansons, à sortir parce qu'il lui faut prendre  l'air, même quand le froid se fait glacial; et puis, le soir venu, ignorerais-tu la fatigue, viendras-tu t'asseoir au pied de son lit pour rassurer ses peurs, lui parler d'un avenir qu'elle vivra forcément loin de toi ? Si ta réponse à chacune de ces questions est oui, alors pardonne-moi de t'avoir méjugée, tu sais vraiment ce que c'est que d'aimer.

- C'est de maman que tu parles ?

- Non, ma chérie, c'est de toi. Cet amour que je viens de décrire, c'est celui d'un père, ou d'une mère à l'égard de ses enfants. Combien de jours et de nuits à l'égard de ses enfants. Combien de jours et de nuits passées à vous veiller, à guetter le moindre danger qui vous menacerait, à vous regarder, vous aider à grandir, à sécher vos larmes, à vous faire rire ; combien de parcs en hiver et de plages en été, de kilomètres parcourus, de mots répétés, de temps qui vous est consacré. Et pourtant, pourtant… à quel âge remontent vos premiers souvenir d'enfance ?

Imagines-tu à quel point il faut aimer pour apprendre à ne vivre que pour vous, sachant que vous oublierez tout de vos premières années, que celles à venir suffriront de ce que nous n'aurons pas bien fait, qu'un jour viendra, inéluctablement, où vous nous quitterez, fiers de votre liberté.

Tu me reproche mes absences ; sais-tu comme on a le mal de vivre le jour où vos enfants s'en vont? As-tu imaginé le goût de cette rupture ? Je vais te dire ce qui arrive, on est là comme un con sur le pas de la porte à vous regarder partir, à se convaincre qu'il faut se réjouir de cet envol nécessaire, aimer l'insouciance qui vous pousse et nous dépossède de notre propre chair. La porte refermée, il faut tour réapprendre : à meubler les pièces vides, à ne plus guetter le bruit de l'escalier lorsque vous rentriez tard, et que l'on s'endormait enfin tranquille, alors qu'il faut désormais chercher le sommeil, en vain puisque vous ne rentrerez plus. Tu vois, ma fille, pourtant aucun père, aucune mère n'en tire quelconque gloire, c'est cela aimer et nous n'avons pas d'autre choix puisque nous vous aimions.

- Tu vois, c'est marrant, on se trouve les bonnes raisons de s'interdire d'aimer, par peur de souffrir, d'être abandonné un jour. Et pourtant qu'est-ce qu'on aime la vie, alors qu'on sait qu'elle vous quittera un jour.

Il n'y a pas de pots cassés à réparer. Il n'y a que de chose à vivre, et ça ne se passe jamais comme on l'a prévu. Mais ce que je veux te dire, c'est que ça défile à une vitesse sidérante… va marcher sur le pas de tes souvenirs. Tu voulais faire le point, alors file."

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Dans les moments difficiles, chacun s'évade de ses moments tristes à sa façon. Moi je me suis remis aux études et je lis, je lis beaucoup…

Le livre que je viens de finir de lire m'a particulièrement touché. Ces mots m'on fait retourner en arrière dans le temps, je suis revenu aux premiers souvenirs de mon enfance. Ces souvenirs sont ceux d'un père que faisait tout pour que ça petite fille soit comblé. Merci papa de venir couvrir pour que je n'attrape pas froid la nuit, merci de venir éteindre ma lumière quand je passais des heures à lire et je finissais par tomber dans le sommeil sans avoir éteint la lumière.

Combien de fois t'es venu au milieu de la nuit me consoler après un cauchemar. Ces cauchemars étaient si fréquents que tu devais venir me consoler assez souvent pour que j'arrive à trouver le sommeil blottie dans tes bras. Merci pour ton amour papa.

Ce petit texte est dédié à mon papa que j'adore et que fêtera dans quelques jours ses 61 ans.Ta fille qui t'adore. Luxa ou Lou (il y a que toi qui m'appele comme ça, quelque chose entre nous, ainsi que nos sorties a deux où tu m'acheté mes petits gateaux préférés, même quand l'argent se faisait rare - barquinhos de doce d'ovos, une façon bien a toi de me montrer ton amour)

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Je me suis surtout senti conforté dans les sentiments que je ressens depuis que ma fille ainée est partie de la maison pour aller vivre auprès de son chéri. Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est vraiment très dur pour une maman de voir partir ses enfants sans pouvoir vraiment leur exprimer ses sentiments les plus profonds.

Il n'y a pas d'amour plus fort que celui d'une mère pour son enfant (d'un père aussi), c'est la raison pour laquelle parfois ce n'est pas aussi facile que ça de passer ce cap de vous voir… partir. Mais j'ai fini par prendre l'habitude de ne pas te voir arriver tous les soirs… au moins jusqu'à ce que la prochaine fille suive le même chemin. Je passerais par là encore deux autres fois et je pense qu'à chaque fois ce sera aussi difficile. Mais je comprends, c'est pour ça que je vous ai élevé, pour que vous puissiez suivre votre chemin. Moi aussi je l'ai fait...

Une maman fière de ses filles et qui n'a jamais regretté d'avoir été une maman jeune. Avec vous je n'ai pas perdu ma jeunesse, au contraire j'en ai gagné en temps et en expérience. Vous m'avez permis de grandir et de devenir celle que je suis aujourd'hui.

Je vous aime très fort mes trois princesses Pathy, Deia et Klo. Vous êtes ma raison de vivre.

meninas2009

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