Une journée au Palais Fédéral
Mardi, le 16 septembre 2008
Le matin, 9h30 je pars de Payerne accompagné d'une personne active dans la prise de contacte avec des personnages de la politique et autres.
Un court voyage jusqu'à Berne. Une rencontre avec des personnes, relations publiques pour la presse française. Un renversé au café "Entrecôte Café Fédéral" juste en face du Palais Fédéral et… après…c'est le moment tant attendu ! Je vais enfin entrer dans le Palais Fédéral. Quelle expérience!!!
D'abord la sécurité, on se dirait dans un aéroport. Les officiers corrects et serviables.
On se dirige, à un des deux balcons où on s'annonce et informons qui nous venons voir.
Pendant le temps d'attente je regarde les gens qui passent, politiciens et autres.
L'intérieur du Palais Fédéral est beau et imposant. Je me sens au cœur politique du pays et… quelle surprise… je me sens bien. Je ne me sens pas intimidé. Je sens l'importance du moment et de savoir s'adresser aux personnes élues par le peuple et qui peuvent prendre le relais et faire quelque chose.
On nous amène dans un bureau à côté du Conseil aux États. Je reconnais certains politiciens, d'autres pas. Nous partons une vingtaine de minutes avec un Conseiller aux États. Je suis présenté à d'autres et le cas qui nous amène ici est présenté. Des rendez-vous sont agendés.
Fascinant de voir et parler avec des personnes qu'on a l'habitude de voir à la TV ou écouter à la Radio et qui on une influence directe dans la vie d'un pays.
Je ne suis pas ébloui. Je me sens tout simplement bien. Comme si, ce qui arrive, la place où je suis, les personnes que je rencontre, tout cela soit la suite logique de ce qu'arrive quand on se bat jusqu'au bout des choses.
Sit-in, la grève de la faim, sont maintenant derrière. La communication, le contact, l'information, tous les moyens sont importants et d'une efficacité a toute épreuve si utilisés avec intelligence et un peu d'aide et conseille.
Il est temps de quitter le Palais Fédéral. Pas loin, à quelques mètres de moi, "La Salle des Pas Perdus". Nous croisons encore des politiciens connus. De nouveau au Café, car des rencontres sont prévues avec des personnes participant au point de presse sur "Champagne".
Poliment je reste en dehors de la "Conférence de Presse" car je n'ai pas pour intention de m'imposer, me coller et m'approprier d'un thème pour ainsi faire progresser ma cause.
Les journalistes, quelques politiciens, des personnalités publiques, tout cela est tentant mais, ils ne sont pas là pour moi. Ils sont là pour "Champagne". Je n'ai pas le droit ni l'envie de leur voler la vedette. Alors, je profite pour écrire la première partie de cette journée que restera a jamais gravé dans ma mémoire. Ma première visite au Palais Fédéral et ce feeling et agréable sensation de voir qu'on se sent si bien au cœur du Parlement Suisse.
Pendant la conversation avec une journaliste, toujours au "Entrecôte Café Fédéral", j'ai eu l'agréable surprise de voir passer devant moi le Président de la Confédération Suisse, Monsieur Pascal Couchepin. C'est agréable de vivre dans un pays où le Président peut se déplacer sans toute une armée de gardes du corps à côté.
Voilà encore une situation à laquelle je ne m'attendais pas.
Et que dire de Berne ? Le marché, devant le Palais Fédéral, les odeurs, la beauté d'une ville charmante et accueillante.
La gentillesse et le beau sourire des employées de "Entrecôte Café Fédéral". Le va et vient des politiciens, journalistes, etc.
Deux hommes jouant aux échecs dans un endroit juste devant de café, entourés par une dizaine d'autres personnes qui suivent attentivement le jeu. Quelques uns d'un coté, d'autres de l'autre, comme si, eux aussi étaient dans le jeu. Chacun participe avec son idée.
Mon téléphone sonne et je me rends compte que le temps passé à observer les gens passe vite. Encore une personnalité politique, un nouveau rendez-vous, un espoir nouveau.
Un rendez-vous encore avec un journaliste français et le moment est venu de prendre le train vers Lausanne afin de rencontrer un groupe de personnes.
Je ne quitte pas Berne sans gouter, pour la première fois, un petit pain aux châtaignes et un bretzel.
C'était vraiment une journée pas comme les autres. Il est minuit passé quand j'arrive enfin chez moi. Fatigué et pourtant satisfait et encouragé. Tant que je peux faire quelque chose je me sens bien et ces temps, j'en ai assez.
Jorge Resende