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Mardi, le 13 mai 2008 - Jour 01 05h30 - Je me suis levé. Enfin je jour est arrivé. Je me lève, je mets l'eau à couler pour un bain, je me rase. C'est comme si un jour ordinaire de travaille allait commencer. O6h30 - Les derniers préparatifs et tout est prêt. Carla m'accompagne jusqu'à la voiture, le cour est serré. Un dernier baiser, un regard empreint de complicité, crainte et résignation. 07h15 - J'arrive à l'Avenue du Temple, devant le bâtiment de la Radio. Je parque ma voiture et je commence à coller les différentes affiches afin de rendre ma voiture bien visible de toutes les personnes qui passent. 07h30 - Des collaborateurs ainsi que des collègues commencent à passer et une très grande partie s'arrête pour discuter un moment et prendre des nouvelles du Sit-in et de moi. 09h00 - Des petits groupes se forment, des gens parlent et après, partent pour aller faire leur boulot. Les passants qui n'ont rien a voir avec la RSR expriment leur solidarité, quelques uns signent la pétition et les lettres a envoyer aux politiciens. 10h00 - Keystone et 20 minutes arrivent peu après et demeurent avec nous une bonne heure en prenant des notes et plein de photos. N'étant pas habitué à poser pour des photos, cela me gêne un peu et pourtant, sachant la force véhiculé par l'image, je me prête au jeu. 12h00 - Avec Carla nous dinons dans la voiture. Des personnes, collaborateurs et passants, continuent de s'arrêter pour discuter un peu et m'encourager. Ap. midi - La journaliste d'Agence de Presse ATS est passé. Nous avons pris connaissance que les journalistes de l'info ne devaient pas parler de mon Sit-in et que cela causait un mal être parmi certains d'entre eux. Ils ont manifesté leur mécontentement et à 17 heures ont a finalement entendu parler du Sit-in à la Radio Suisse Romande, un petit peu (juste ce qu'il faut). Le journaliste de l'Expresso Portugais est passé ainsi que TVRL. En fin de journée Fabrice Junod est venu me voir et entre autres choses me poser des questions du style : Quelles images as-tu donné au juge ? Seulement celles de la Corbeille ou les autres aussi ? (Je suis un peu naïf mais pas autant. Comme je l'ai fit, des personnes ayant vu ces photos, en ce moment, je suis le seul à pouvoir dormir tranquille car, je n'ai pas menti et les personnes le savent. Ceux qui ont menti se sentent nerveux et je les comprends,. oh oui, que je les comprends. En parlant avec Junod je me suis rendu compte que mon chez moi est maintenant, ma voiture, à l'Avenue du Temple 40. En fait, je me suis aperçu de cela, quand je dit à quelqu'un la phrase suivante : « Demain j'irais passer un moment avec ma famille et après je rentrerai. » Je ne sais pas jusqu'à quand, mais ce que j'ai commencé aujourd'hui, risque de durer longtemps. La nuit tombe. Les gens continuent à passer. J'ai eu un journaliste de Bilan qui a passé et un/e ancien/ne collaborateur/trice de la RSR qui nous a raconté comment pendant des années, il/elle a été mobé/e à cause de la hiérarchie de la RSR, au point de devoir partir, malade et avec une très grosse indemnité. Pour bien finir la journée je me suis trouvé accompagné de quatre personnes jusqu'à 22h30 à discuter et surtout rigoler. On dirait qu'on était en train de finaliser une belle journée. On m'a emmené du café, sandwiche et une pomme. C'était un moment de détente, plaisir, partage et de ressourcement. 23h00 - J'ai été chez un collègue et là aussi, autour d'un thé chaud, nous avons pu parler et partager les péripéties et les émotions de la journée. J'ai pu voir les messages sur le Livre de visites et écrire moi-même afin de rassurer les personnes qui me soutiennent. Vers minuit et demi, je suis revenu dans la voiture et je me suis préparé pour dormir. J'ai eu de la peine à trouver une position confortable mais, au bout d'un moment la fatigue à pris le dessus et je me suis endormi. Cette journée, différente et excitante se termine ainsi. En m'endormant je me sentais riche en émotions et expériences vécues. Rencontrer les collègues à nouveau. Parler avec les collaborateurs, et tous les encouragements reçus ont fait de cette journée, que je n'ai pas vu passer, une journée d'exception. À demain pour la suite des événements.
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